portrait à l'atelier -2001 (photo Henry Hermellin) Jean Jacques Bassat est décédé en janvier 2009









JEAN-JACQUES BASSAT

Se qualifiant de sculpteur « bionique » comme il aime à plaisanter avec humour sur sa maladie qui le ralentie depuis plusieurs années, Jean Jacques Bassat n’en arrête pas moins sa frénésie créatrice.

…Au début des années 1970, installé à Paris, il connaît un vif succès, même la consécration avec les « verseurs d’eau », véritable dénonciation des masses médias. Cette sculpture aux dimensions imposantes ( quatre mètres de haut pour quatre mètres de côté ), qui représente un monstre à plusieurs têtes versant du « prêt à penser » dans la cervelle des humains, sera en effet exposée au grand palais en 1970…

De cette époque, il ne lui reste que des photos ou des maquettes. Les œuvres ayant été vendues, ou bien encore…volées au début des années 1980 quand la maladie du Parkinson se déclare. Commence alors la période des compositions réalisées à partir de tout et de rien, mais surtout d’une imagination débordante. La femme, souvent matérialisée par des mannequins récupérés à droite et à gauche, y est omniprésente. « une femme à sa fenêtre », « la poursuite des siècles », « la traversée de l’horloge », « ainsi va le monde »,…sont autant d’œuvres où la femme est tour à tour, fatale, fertile, inquiète ou inquiétante.

Et puis la maladie s’aggravant, les créations vont devenir minimalistes, pour ne pas dire mineures. Qu’importe, elles étaient tout autant nécessaires à Jean Jacques Bassat pour continuer à vivre. Pour continuer à croire à son avenir d’homme et de sculpteur.

La science aura finalement récompensé cette foi et cette énergie débordante qui font de Jean Jacques Bassat un personnage hors du commun. ( extrait de l’article de P.L.Pages –V.M.1994 )

Quelques années plus tard voici donc l’occasion qu’il nous est donnée pour voir les dernières œuvres de cet artiste complet, qui malgré son handicap n’a cessé de créer. Nous sommes heureux de l’accueillir à nos cimaises et lui rendre ainsi un grand hommage à son talent.

Dominique Evrard , de Beauvais, présente des techniques mixtes sur toiles ou panneaux qui donnent à la réflexion tant elles parlent d’elle-même. « …perdus dans la boue, ils dévisagent dans leur grande candeur l’image qui les porte. » Quand à Rolf Tschudi, Suisse, ses images doivent faire parler ! C’est le dialogue qui permet d’avancer et de mettre plus de lumière sur son territoire de l’intérieur. Les rêves, l’irrationnel et la dimension du hasard sont des sources d’une ouverture permanente. Les peintures de Rolf Tschudi invitent les spectateurs a participer à une rencontre intime : S’arrêter, regarder et manger les œuvres marquées par des figures et des animaux aimables…