portrait dans l'atelier parisien en 1978 (boulevard Voltaire) photo Henry Hermellin









DAMIEN HERMELLIN

Né à Fès ( Maroc ) de souche toulonnaise, vit à Paris depuis 1962.

Fréquente assidûment les cours de danse aux studio Wacker et Constant à Paris pour y dessiner régulièrement les danseurs à l’entraînement.

Collections publiques:

Hall de l’école de danse de Nanterre, commande de l’EPAD. Bronze, fonte Clémenti.
Collection du musée de l’Opéra de Paris.
Bronze tombe de Serge Peretti au Père Lachaise

« C’est un véritable ouragan qui a fondu sur l’Europe de ce temps-là comme si quelqu’un ayant par mégarde laissé ouvertes à Rome les portes de Saint-Pierre dans une irrésistible bourrasque, s’était jeté sur le monde chrétien ». (Julien Green, journal juillet 1934)

J’ai été fasciné par l’exposition « Le Baroque en Bohème » au Grand Palais en 1981 et par la découverte des sculpteurs autrichiens et de Bohème comme Brendl, Braun et Brokof bien représentés à cette exposition, complétée par l’acquisition d’un livre de planches sur la sculpture baroque d’Autriche à peu prés à la même époque.

Les merveilleuses écoles de stucateurs comme les frères Asam… les bronzes de Raphaël Donner et surtout les bois stuccés admirables du grand Jgnaz Günther du 18 ème , de cette école du rococo autrichien dont il reste de magnifiques exemplaires dans les églises et basiliques conventuelles en Autriche...

C’est vous dire si j’ai goûté les livres de Dominique Fernandez « Le banquet des anges » par exemple qui ont aider à divulguer cet art « du croissant baroque » de Naples à Prague en passant par Rome, Venise et Syracuse ou Messine !...

Je crois que la découverte des sculpteurs de stuc à été ce qui m’a le plus conforté par mes figures et études de danseurs en mouvement.

Tous ces anges blancs et or qui volent dans les églises dans les poses les plus suffocantes de hardiesse au dépens de la loi de pesanteur, sur les autels , les confessionnaux, en haut des retables, sur les volutes des corniches, surmontant les grands autels, et sur les murs glissant en guirlande, bref de partout…

...Cela ne m’empêche pas d’admirer la sculpture harmonieuse, aux mouvements plus mesurés des sculpteurs du temps de Louis XIV, avec par exemple la collection des morceaux de réception à l’académie royale que l’on peut admirer au Louvre...