EXPOSITIONS PERSONNELLES

2014  Les jardins d’hiver, Lyon.
Hôtel de ville de Paris, Golden blog awards. Robe Billets de train sponsorisée par la SNCF
2013 Forum « Changer d’ère », La Villette, Paris. Installation, et vidéo de Leyokki sur une de mes oeuvres.
Nayart, la minoterie de Nay : Clonages, avec M. Hoareau.
2012 Galerie 33, Lyon : Turbulences.
2011 Hall Prince de la Charité, Lyon : Passations Pulsation
Galerie IAM, Lausanne : Emergences
2009 IHOP, Lyon : Défilé de mode des enfants de l’hôpital : élaboration et construction du décor
2008 Galerie Test du Baillier, Vienne : Le fil rouge de Babel
2007 Espace Phakinête, Lyon : Tête-à-têtes
2006 MAC de Pérouges : L’escamoteur, avec G. Visser.
Galerie IAM, Lausanne.
2005 Hall Prince de la Charité, Lyon : Clonage.
2003 Galerie L'ébauchoir, Lyon : Entre-deux, avec Françoise Ducret ;
Attention, peinture fraîche.
2001 Ministère de l'Économie et des Finances, Hall Bérégovoy, Bercy, Paris
1996 Galerie Le cadre noir, St Denis de La Réunion
Espace La polyglotte, Paris
1995 Nénène ; Hôtel de ville, St Mandé
1992 Espace-création, Tours
1991 Espace galerie Le Florebo, Vendôme


EXPOSITIONS COLLECTIVES

2014 Biennale d’art de Cachan
2010 MAC Pérouges : Savons
2009 Musée St-Pierre, Vienne : Aujourd’hier
MAC de Pérouges : Piluliers
2005 Art Espace de Fresnes, Salon d’octobre – invitée d’honneur.
Art Espace de Fresnes, Salon de juin.
Art Forum, Montreux (Suisse).
1997-2005 Voeux d’artistes Paris, Marseille, Toulouse, Lyon.
2004 MAC de Pérouges. Restons carré
L’ébauchoir, Lyon : Livres d’artistes ; Solosary s’expose.
2003 La minoterie, galerie Nayart, Nay (Pau) : arthotèque
Small is beautiful ; Galerie L'ébauchoir, Lyon
Arts Pentes, cloître du palais St Pierre, Lyon
Vœux d'artistes : Lyon, Toulouse
2002 Nu-têtes, Proarte, espace Arthus,Toulouse
Petits formats, La minoterie, galerie Nayart, Nay (Pau)
8ème parcours de l'art, Avignon
Heptaméron, Proarte, espace Arthus,Toulouse
L'envol, Paris
Salon de juin ; Art Espace de Fresnes
2000 Paris art show 2000, Westport (Connecticut, USA)
1999 Kew Gallery, New York
" The Paris festival of contemporary art ", Houston (Texas)
1997 Portraits de l'an 2000, 16ème salon d'arts plastiques de Marne-La-Vallée
1995 Galerie Espace-Origine, Houdan
1989 Salon Hôtel de ville, Tours
Salon Mairie du XXème, Paris
1988 Génie de la Bastille, Paris
COMMANDE PUBLIQUE
1989 Triptyque pour l'Université européenne, Paris 1 Sorbonne, Paris
   


BIBLIOGRAPHIE

2003 Carrés ; illustrations de textes d'Etienne Magnin; éditions Vœux d'artistes
1996 Le cadre noir ; éditions Deux-points, Paris
1995 Tempera pastel ; éditions Deux-points, Paris

VIDEO

2001 Service de la communication du Ministère de l'Économie et des Finances, Bercy, Paris

 



Régine Gaud - Texte de Etienne Magnin

Le rouge de Gaud est unique : rouge sombre, sang chargé. Si le chaos est mère/père de nos appétences, annonce et désir de vie, ce rouge nous renvoie à cet appétit.

Le bleu est bivalent : bleu d'ombre, océan de bleu, intense et lumineux, profond à s'y perdre à jamais ; ou gris, métal terni, la mer sous un ciel du Nord.

Quant au noir et au blanc, ils sont ce qu'ils sont : noir, et blanc. Ils font l'ossature et l'écriture des tableaux de Gaud, le détail et ce qui fait signe.

Régine Gaud n'interroge pas le monde. Elle n'en dit aucune torture. Elle exprime juste que ce monde et notre univers bougent - imagine un bateau dont le bois gémit sous la houle ; c'est son travail, il se sait aller à ses buts ; et qu'il tangue lui est une routine. Elle les scrute [les dévisage] ; et son travail, c'est de se faire aller aussi à ses buts - qu'elle ne connaît pas.

Pour R. Gaud, " peindre, c'est (re)trouver un équilibre du monde ; c'est aussi être dans un temps de silence et d'attente, que j'oppose à ma réticence à me concentrer. Peindre, c'est aussi avoir du plaisir : plaisir de fouiller, de creuser, d'ensevelir, pour faire apparaître ensuite. "

Pour R. Gaud, " peindre, c'est (re)trouver un équilibre du monde ; c'est aussi être dans un temps de silence et d'attente, que j'oppose à ma réticence à me concentrer. Peindre, c'est aussi avoir du plaisir : plaisir de fouiller, de creuser, d'ensevelir, pour faire apparaître ensuite. "


" Empreintes de visages "

Régine Gaud peint des visages - ou ce qui y ressemble - depuis plus de 15 ans. Certains sont simplement beaux, d'autres questionnent, voire vous basculent dans les arrières cours de l'humanité. Qui sommes-nous, que voulons-nous, d'où venons-nous ? Etc. Ce sont des visages asymétriques, avec un côté fermé, aveugle ou clos, et un côté éveillé, et rêveur tout en même temps. Mais laissons parler l'artiste.

"[Pour moi], ces " têtes ", toujours sans corps, sont le lieu où quelque chose ou quelqu'un se déconstruit et ne sait pas encore quel sera le chemin de sa construction ou de sa reconstruction. Il s'agit d'une peau qui cherche à se rassembler ou à fuir l'éclatement. Si les regards sont éteints ou momifiés, c'est qu'ils sont tournés vers l'intérieur du visage [le dedans de la peau], et non vers l'extérieur pour s'en nourrir ou s'y accrocher. "

Figurative ou non figurative, la peinture de Régine Gaud dit une même chose : la vie, l'humain, le sens.

Etienne Magnin, avril 2004