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Passion - bronze
Passion ou Psyché, l’éveil dans la matière

Cette œuvre prend racine dans un fragment de bois, dont les lignes, déjà chargées d’histoire, ont guidé le modelage de la terre. De cette alliance première est née une forme que le bronze est venu fixer, sans en effacer l’origine organique.

Le corps de Psyché semble émerger de la matière même qui l’enveloppe. Le bois n’est pas un décor : il est matrice, refuge, mémoire. Il porte encore la trace du vivant, tandis que le bronze, lisse et lumineux, révèle la présence humaine dans toute sa délicatesse.

La figure féminine ne s’impose pas au bois, elle en surgit. Comme dans le mythe, Psyché apparaît ici dans un moment de passage : entre ombre et lumière, entre enfermement et révélation, entre matière brute et conscience naissante.

La posture, tournée vers l’intérieur, évoque l’introspection, l’épreuve, la transformation silencieuse. Le contraste des textures — rugosité sombre du bois originel, clarté sensible du bronze — traduit ce cheminement intérieur, cette traversée vers l’éveil.

Cette sculpture raconte moins un épisode du mythe qu’un état : celui de l’âme qui se découvre, qui se détache lentement de ce qui l’enserre pour accéder à sa propre lumière. Psyché n’est plus seulement un personnage, elle devient un mouvement, une naissance hors de la matière.