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installation "Enjazze-moi les nuits et les jours"
la muse Calliope en grande marionnette dans une cage dorée gardienne de l’univers poétique

L’installation « Enjazze-moi les nuits et les jours » se veut être un hymne à la poésie, à la musique, au jazz. Elle s’intègre au contexte du VIIIème Festival « Touches de Jazz » de Beynes :
*un lieu : une tente, construction éphémère, anonyme, recyclable, fragile, posée juste à côté du château médiéval, symbole de durée, de défense, de mémoire.
*un univers musical : le jazz, symbole de la richesse du métissage des hommes, des mots, des sons, des rythmes
*un temps court : un rendez-vous du 23 au 27 juin 2010 entre hier (mythologie grecque où les dieux assumaient à la place des hommes tous les interdits qui leur étaient refusés), et aujourd’hui (mythologie contemporaine où les hommes n’ont plus les dieux pour s’autoriser ou se refuser les interdits) avec pour fil conducteur la musique, le jazz.

Pierre Debien met en scène son interprétation du couple d’aujourd’hui dans nos sociétés occidentales : la femme à l’accordéon tenant en laisse l’homme métamorphosé en rhinocéros bleu. Ils sont en pleine errance et viennent trouver refuge et réponse à leur avenir au sein d’un univers où la poésie, la musique, créent un échappatoire, un enchantement féerique, l’harmonie avec la nature, peut-être l’espoir de survie.

L’univers musical et poétique est symbolisé par cette tête d’Orphée que sa mère, la muse Calliope, recueille après avoir dérivé jusqu’à l’île de Lesbos, cette tête qui continue de chanter et fusionner avec les mots, les sons, les rythmes, les danses au fil des siècles pour arriver jusqu’à nous et rappeler autant les rites dionysiaques que les transes d’Afrique. Cette rencontre crée un espace privilégié de communion du corps, de l’esprit et des sentiments avec pour seul interlocuteur la nature qui porte en écho l’impossible rêve d’harmonie sous forme des multiples travestissements et transfuges dont elle seule est capable.

Pierre Debien associe la sculpture, la peinture, l’écrit ( travail en duo avec Annick Debien) pour laisser une grande liberté d’interprétation, les langages se nourrissant mutuellement et donnant libre cours à l’imaginaire à partir d’un canevas simple.
Pierre Debien utilise des matériaux de récupération (bois, tissu, grillage, papier…), la résine pour les corps et l’acrylique.
a muse Calliope en grande marionnette dans une cage dorée gardienne de l’univers poétique