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Hippocampe, bronzeHippocampe, bronze
Cette sculpture trouve son origine dans une rencontre entre un bois de lierre, déjà porteur d’un mouvement naturel, et la terre venue prolonger cette dynamique organique. Le geste n’a pas contraint la forme : il l’a accompagnée, révélée, amplifiée.
La courbe puissante, presque spiralée, semble née d’une croissance végétale autant que d’une intention humaine. On ne sait plus très bien ce qui relève de la nature ou de l’intervention du sculpteur. Le bronze, en figeant cet élan, conserve pourtant la mémoire du vivant.
Les volumes verts, plus lisses, dialoguent avec la texture sombre et rugueuse issue du bois initial. Cette dualité de surfaces évoque une circulation d’énergie, une tension douce entre force et souplesse, entre enracinement et élévation.
La forme évoque à la fois un corps en bascule, une excroissance tellurique, une créature en métamorphose. Elle donne le sentiment d’un mouvement suspendu, d’un équilibre trouvé dans l’instabilité même.
Œuvre de passage entre matière végétale, modelage et métal, cette sculpture porte en elle la trace de ses origines : une croissance, une torsion, un élan vital devenu permanence.
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