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"Si c'était le Radeau de la Méduse, qui larguerait les amarres?"
LES 14 JURES ACCROCHES AUX MURSLe visiteur est convié à assister aux côtés des jurés dans la chapelle, au procès des responsables de l’infortune des hommes livrés à leur destin tragique qui est de perdre petit à petit leur position de dominants, comme le public l’avait été pour le procès du « Radeau de la Méduse ». Qui est coupable ? Au visiteur d’ouvrir et de rouvrir le débat…
LES DIFFERENTS ESPACES
- aux murs de la chapelle :15 jurés accrochés dans leurs boites
-au centre en progressant à partir de l’entrée principale de la chapelle, on rencontre :
*-l’espace de l’arbre symbole du jardin d’Eden, du Paradis: c’est Dieu le coupable qui en chassant Adam et Eve du paradis les a abandonnés à leur sort.
*-le radeau harcelé par des monstres : ce sont les hommes les coupables qui, contraints de renoncer au pouvoir qu’ils exerçaient sur les femmes pendant des siècles abandonnent le navire et s’embarquent seuls sur le radeau
*-l’île blanche ou île aux femmes : ce sont les femmes (représentées par les 3 Gorgones) les coupables qui accèdent au pouvoir et qui devant l’incapacité des hommes, les ont largués. Les femmes seules retrouvent leur territoire initial, l’île, image mythique de la mère, retour à l’origine, lieu privilégié des prêtresses, symbole du refuge, et de l’Âge d’Or.
Elles recueillent un homme métamorphosé en rhinocéros bleu que les femmes gardent dans une cage dorée comme témoin d’une espèce disparue.
Tout se jouera autour de ces femmes qui symbolisent les mères castratrices, qui jouent l’ambiguïté première, qui attirent et repoussent et par là même touchent au sacré, renvoient à l’énigme de la création, nous enferment dans nos questions insolubles et en même temps libèrent notre imagination.
Qu’adviendra-t-il du petit rhinocéros s’il accepte de croquer la pomme et de refaire l’histoire ?
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