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Captive, terre cuite, nu féminin Captive
Cette figure ne subit pas sa contrainte, elle la met en scène.
Le drapé clair qui enlace son buste et couvre ses yeux n’est pas une entrave imposée, mais un voile choisi, un élément du jeu. Il détourne le regard pour mieux éveiller les sensations. La tête renversée, la bouche entrouverte, le corps offert dans toute sa puissance sensuelle, elle explore un abandon qui relève de la confiance et du plaisir retenu.
Le bleu profond de la peau accentue cette impression d’irréalité, comme si la scène se situait hors du temps, dans un espace intime où les codes ordinaires disparaissent. Les mains appuyées, les jambes ouvertes, tout dans la posture parle d’une tension délicate entre maîtrise et lâcher-prise.
Il ne s’agit pas d’une figure prisonnière, mais d’une femme qui joue avec l’idée même de la captivité. Une captivité consentie, presque théâtrale, où la sensualité devient langage.
Captive évoque ce moment suspendu où l’on choisit de ne plus voir pour mieux ressentir, où l’abandon devient une forme de pouvoir.
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