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La gardienne, terre cuite et bois de bouc
La Gardienne

Cette tête en terre cuite, couronnée de bois de bouc, semble surgir d’un temps ancien, antérieur aux mots. Le visage, calme et concentré, porte une présence silencieuse, presque rituelle. Rien n’est décoratif : tout évoque une fonction, un rôle, une veille.

Les cornes ne sont pas un ornement, mais un prolongement naturel, comme si la figure appartenait autant au monde animal qu’au monde humain. Elles inscrivent la sculpture dans une dimension archaïque, chamanique, où la frontière entre l’être et la nature s’efface.

La matière garde la mémoire du geste : la terre modelée reste vivante, vibrante, tandis que les bois apportent leur force brute, organique, tellurique. De cette alliance naît une figure d’équilibre, à la fois douce et puissante.

La Gardienne n’impose pas, elle veille. Elle incarne cette présence immobile qui protège, qui observe, qui sait. Une figure intemporelle, enracinée, habitée par le silence des forêts et la sagesse ancienne du vivant.