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Rascace volante, terre cuite et bois
Rascace volante

Entre bois et terre cuite, la matière semble encore vibrer du geste qui l’a façonnée. Le bois, brut, nervuré, impose sa présence organique, comme un fragment de tronc arraché à la forêt. Autour de lui, la terre cuite émaillée de rouge surgit avec intensité, presque comme une chair vive, éclatante, indomptable.

La rascasse, poisson des profondeurs, y devient créature aérienne. Elle ne nage plus : elle s’élève. Ses nageoires se transforment en ailes, ses formes s’ouvrent, se déploient, comme si l’eau avait cédé la place à l’air. La sculpture ne représente pas l’animal, elle le métamorphose.

Le contraste entre le bois sombre, rugueux, tellurique, et la céramique rouge, brillante, presque sanguine, crée une tension visuelle forte. On y sent à la fois la rudesse du monde minéral et l’éclat du vivant. C’est une rencontre entre deux matières, deux énergies, deux territoires.

Dans Rascace volante, l’animal quitte son élément naturel pour entrer dans un espace imaginaire, poétique, presque mythologique. Il devient symbole de liberté, de mutation, d’élan. Une présence étrange, fascinante, qui semble flotter hors du temps, suspendue entre terre, mer et ciel.