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Tigre tellurique, terre cuite et boisTigre tellurique
Cette tête de tigre ne cherche ni le réalisme ni la démonstration. Elle surgit comme une présence brute, presque archaïque, issue de la rencontre entre la terre et le bois.
La terre cuite façonne les volumes, donne la masse, la tension des mâchoires, la puissance du regard. Le bois, avec son écorce conservée, devient crinière sauvage, matière vivante, prolongement organique de l’animal. L’un ne domine pas l’autre : ils dialoguent, se complètent, se confondent.
Il ne s’agit pas d’un tigre naturaliste, mais d’une figure primitive, une évocation de la force instinctive, de l’énergie ancestrale qui habite le vivant. Les formes sont volontairement rugueuses, presque brutes, comme sorties directement de la matière.
Montée sur un socle discret, la sculpture semble flotter, détachée du sol, comme une apparition. Elle impose une présence silencieuse, à la fois sauvage et profondément ancrée.
Cette œuvre parle de la puissance originelle, de la nature indomptée, de ce qui, en nous, reste animal, instinctif, terrien.
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