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Songe, terre cuite nu féminin Songe, terre cuite
Allongée sur le bois clair, la figure ne dort pas.
Elle se retire du tumulte.
Le corps, replié sur lui-même, n’exprime ni protection ni tension. Les bras entourent les jambes comme un geste intérieur, presque instinctif, un retour à soi. La tête bascule en arrière, offerte, libérée de toute retenue.
C’est un moment suspendu où les émotions cessent de lutter, où l’être accepte de ne plus tenir, de ne plus contenir.
Un instant rare où tout se relâche sans s’effondrer.
La terre cuite, sombre et vibrante, conserve la trace du modelage. Elle donne à la peau une humanité profonde, sensible, presque fragile. Le socle en bois clair devient l’appui silencieux de cet abandon, la stabilité qui permet ce relâchement total.
Dans Songe, il n’est pas question de sommeil, mais d’un état intérieur.
Celui où l’on se laisse enfin traverser par ce qui nous habite.
Un abandon paisible.
Un lâcher-prise émotionnel.
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