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Sculpture d’oiseaux, nommée « Fous d’amour », en terre cuite et en bois, de Véronique, Richard à VichyFous d’amour
Cette sculpture met en scène deux oiseaux enlacés dans un mouvement suspendu, comme saisis dans l’instant précis où l’élan l’emporte sur la matière. Entre le bois brut, vertical et ancré, et les formes dorées qui se déploient autour de lui, l’œuvre évoque une étreinte aérienne, un dialogue silencieux entre deux êtres portés par le même souffle.
Le bois, avec ses veines, ses fissures et sa présence presque archaïque, agit comme un axe, une colonne vivante. Il représente l’origine, l’enracinement, la mémoire du vivant. Autour de cette structure, les volumes dorés s’ouvrent comme des ailes. Leurs courbes suggèrent les corps des oiseaux, leurs mouvements, leur rapprochement, jusqu’à se confondre dans une même dynamique.
Rien n’est figé : tout semble en train de se produire. Les formes se frôlent, se répondent, se soutiennent. On perçoit la tension délicate entre équilibre et envol, entre attachement et liberté. La lumière qui glisse sur les surfaces dorées renforce cette sensation de légèreté, tandis que la matière sombre du bois rappelle le poids du réel.
Fous d’amour parle d’un lien instinctif, presque vital. D’une attirance qui dépasse la forme pour devenir mouvement, énergie, présence. Les deux oiseaux ne sont pas représentés de manière figurative ; ils émergent de la matière, se devinent dans les courbes, s’imposent par le rythme de la composition.
À travers cette œuvre, l’artiste donne à voir l’amour comme une force naturelle, irrépressible, qui traverse la matière elle-même. Un amour qui élève, qui transforme, qui donne des ailes — jusqu’à faire oublier le bois dont on est issu.
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