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Chrysalide, sculpture nu féminin en terre cuite de Véronique Richard à Vichy
Cette sculpture en terre cuite, haute de 1,30 m, représente une figure féminine en pleine métamorphose. Le corps, encore partiellement enveloppé dans une matière organique et texturée, semble émerger d’une chrysalide protectrice. La terre, à la fois brute et chaleureuse, devient ici le symbole d’un passage, d’un état transitoire entre l’enfouissement et l’éclosion.

La posture du personnage, légèrement penchée vers l’avant, suggère un mouvement intérieur plus qu’un déplacement réel : celui d’une transformation intime. Le regard, tourné vers le haut, exprime une quête, une aspiration vers la lumière, vers un ailleurs encore inconnu. Les mains, qui retiennent délicatement l’enveloppe qui la recouvre, témoignent de cette tension entre le besoin de se protéger et l’élan de se révéler.

La partie inférieure, enveloppée dans une gangue aux textures et aux couleurs mêlées, évoque à la fois la terre, l’écorce, le cocon. Elle contraste avec la douceur plus lisse du buste et du visage, déjà libérés. Cette dualité renforce l’idée d’un passage entre deux états : l’ombre et la lumière, l’intérieur et l’extérieur, l’immobilité et l’émergence.

À travers cette œuvre, l’artiste interroge le moment fragile et puissant de la transformation, cet instant suspendu où l’on n’est plus tout à fait ce que l’on était, et pas encore totalement ce que l’on va devenir. Chrysalide parle de croissance, de renaissance, et de la beauté de ce passage invisible mais essentiel qui façonne l’être.